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J’étais au Salon des Entrepreneurs 2012

5 fév

siebmanb au Salon des Entrepreneurs
Le 1er et 2 février j’étais à Paris pour le Salon des Entrepreneurs, la grande messe annuelle des entrepreneurs en France. Apparemment c’est le plus grand salon du type en Europe, même si je ne vois pas vraiment l’intérêt de ce titre étant donné que l’entrepreneuriat ça reste très spécifique à un pays, surtout en terme d’administration et de financements !

Le tout était assez bien organisé, avec vraiment beaucoup de stands. Beaucoup ne concernent pas l’entrepreneur « de base » comme les stands liés à une certaine région ou les stands de réseaux de franchises comme Subway :) . Les banques étaient naturellement présentes. Leur prestation se limitait à deux choses : donner des cadeaux et prendre vos coordonnées pour qu’un conseiller vous rappelle. J’espérais avoir des réponses à mes questions mais on m’a répondu « je ne suis pas en mesure de vous répondre ici, un conseiller vous appellera ». Pas très utile tout ça. Et bien sûr, beaucoup de stands avaient le droit à leur lot de potiches en mini-jupe qui distribuent des flyers, avec une mention spéciale à l’ordre des Experts Comptables et ses jeunes filles bien trop maquillées qui arpentaient le salon en mini-short.

Concernant les conférences et ateliers, un programme complet. J’ai personnellement assisté à la conférence sur le Financement (j’y ai appris que ce serait facile de trouver de l’argent pour ma création), la plénière sur le Web (où j’ai découvert que c’était un domaine en pleine expansion) ou la création par les jeunes (c’est une force et non un handicap !). J’ai également eu le droit à une intervention de notre ministre de l’économie, qui a d’ailleurs plus fait le bilan du Président que parlé des entrepreneurs et de l’avenir…

Ce que je retiendrai : l’énergie dégagée par le salon et une ambiance entrepreneuriale, qui motive encore plus à créer sa propre société !

Je suis un bisounours, est-ce un obstacle pour le business ?

1 jan

Toutes les personnes qui me connaissent le savent bien : je suis un bisounours. Une sorte de mix entre un optimiste et un naïf, doublé d’un fort besoin de reconnaissance. Jusque là, je n’ai pas eu franchement de soucis avec ça, mais je m’interroge aujourd’hui sur la compatibilité de ma personnalité avec le business.

Voici quelques traits de ma personnalité avec une tentative d’analyse « avantage/inconvénient ». Une sorte d’auto-psychanalyse  de blogueur :)

1. Je fais confiance aux gens jusqu’à preuve du contraire.

C’est un atout car il est plus facile pour moi d’aller vers les gens et de poser les bases d’une relation de confiance. Mais le risque de trahison ou de manipulation est toujours présent. La solution : bien analyser les motivations et objectifs de chacun.

2. Je ne peux pas garder une idée pour moi, je dois la partager.

Si j’ai une idée de business, je ne peux pas m’empêcher de la partager immédiatement pour avoir un feedback de mes proches. C’est sûr que ça me permet de faire rapidement du tri dans mes idées, mais le revers de la médaille est d’écarter trop vite une idée qui aurait pu être bonne si elle avait été davantage creusée. J’essaye toutefois de ne pas partager avec des personnes pouvant potentiellement diffuser l’idée trop largement avant que je sois prêt à l’exploiter.

3. Je crois tout ce que je lis d’une personne connue.

Je crois que c’est le syndrome du lecteur de livres sur les start-ups : j’en ai lu beaucoup, ils sont toujours écrits par des personnes ayant réussies, donc je prends toujours pour vrai ce qui est dit. C’est un gros défaut, et le moyen de s’en protéger est de toujours lire entre les lignes et analyser les conditions dans lesquelles le succès est apparu. Toutes les recettes ne sont pas transposables. Et s’il y avait une recette miracle, ça se saurait.

4. Je pense qu’il est impossible de réussir en étant méchant.

Je considère qu’une personne foncièrement méchante ne parviendra pas au succès, de nos jours du moins. Des exemples par le passé me prouve le contraire. Mais l’avenir me dira si j’ai tord ou raison.

5. La critique m’affecte particulièrement.

Je n’ai pas encore trouvé de solution miracle, même si l’expérience commence à m’aider à me protéger. Il faut toujours analyser les motivations de la personne critiquant, et essayer de comprendre les raisons de la critique. Si la critique est justifiée, elle reviendra sûrement dans la bouche d’autres personnes.

6. Je ne télécharge pas illégalement, je considère que c’est du vol et que tout travail mérite salaire.

Je ne veux pas du tout lancer un débat sur le téléchargement (que j’ai eu à de nombreuses reprises). Je constate juste que si je développais des logiciels payants, et que des personnes l’obtenaient sans payer, ça me rendrait fou. C’est pour cette raison qu’il faut que je privilégie des business où le produit est gratuit mais le service payant :)

7. Je pense que la France entière va faire des dons via ButterflyEffect

C’est le syndrome du « notre produit rend service à 100% de la population, ils ont tous à y gagner, ils vont forcément adhérer ». Inutile de souligner la naïveté de cette pensée, mais quelques fois il faut vraiment croire à son projet. C’est le principe des prophéties auto-réalisatrices !

 

Alors, suis-je le seul Bisounours en France ?

 

 

« Je n’ai jamais » reversé mes revenus publicitaires au premier qui demandait

31 déc

Je n'ai jamais

La fin de l’année 2011 a marqué pour moi le début d’un nouvel élan : celui de la fin du gaspillage de mon temps ! La lecture du livre « La semaine de 4 heures » n’y est pas étrangère. Ce gaspillage se manifestait surtout sous la forme de projets vivotants sur lesquels j’avais passé du temps que je ne valorisais pas. C’est ainsi que nous avons décidé de mettre en ligne une première version d’un de nos projets avec Alexandre (FightBulletPoints.com).

Aujourd’hui, nous nous attaquons à un autre de nos projets : Je n’ai jamais et sa version Sexy. Nous avons pour l’instant d’autres priorités mais nous ne voulons pas que les sites tombent dans l’oubli. Nous proposons quelque chose d’assez original : proposer à qui le veut 100% des revenus publicitaires générés par les deux sites. Des bannières Google  seront installées sur les sites, et cette personne aura donc tout intérêt à faire connaître les sites, et faire un peu de modération. Nous ajouterons également cette personne à la page « A propos » si elle le désire.

Si vous êtes intéressés par cette proposition, ou en avez une similaire, contactez-moi. Je serais heureux d’échanger avec vous sur les détails.

FightBulletPoints : enfin le lancement !

24 déc

Fight Bullet Points http://www.fightbulletpoints.com/

Après presque 1 an à voir ce « Coming soon » pas franchement sexy, nous avons décidé avec Alexandre de lancer FightBulletPoints ! En réalité, ce que vous allez découvrir était prêt depuis très longtemps. Mais notre volonté était de mettre plus de contenu, et surtout de mettre sur pied un Business Model notamment basé sur un compte Premium. Ayant tous les deux d’autres projets en cours (Alex optimise le lancement d’un Linux sur une carte embarquée pour un concours, chacun ses passions :) ), nous avons décidé de proposer tout ce que nous avions gratuitement jusqu’à nouvel ordre !

Que pensez-vous du site ?

[Conseil du jour] Répondre à un email désobligeant

20 déc

 

Je n’ai sûrement pas encore l’expérience pour donner des conseils, mais tant pis. Celui qui va suivre m’a été donné par mon père si je me rappelle bien et m’a souvent été utile.

Lorsque vous recevez un mail « désobligeant », auquel une réponse s’impose mais s’annonce délicate, attendez 24 heures pour répondre. Attendez la journée, puis la nuit, et répondez le lendemain. Répondre sous le coup de la colère, de la peur ou de la tristesse est la pire chose à faire. Le lendemain vous aurez les idées claires (sauf si vous avez pas dormi de la nuit !).

Avez-vous déjà appliqué cette technique ? Quelle est la vôtre pour gérer un email « à risque » ?

Autre conseil de mon père, demandant plus de confiance en soit : décrocher le téléphone et appeler la personne immédiatement. Il semblerait qu’en général, la personne revienne sur ses positions et atténue ses propos.

Dernièrement dans mon cas cela concernait un email d’un collègue d’Australie donc il faut vraiment être motivé (et riche) pour appeler à l’autre bout de la Terre et débattre en anglais. J’ai préféré le mail :)

Retour d’expérience d’une start-up avortée

19 déc

Geek and Poke

J’ai eu le plaisir de recueillir le témoignage de Martin Kirchgessner, créateur d’une start-up dans le domaine de la 3D interactive. Il revient sur cette création et les raisons de l’arrêt de cette aventure.

 

Bastien Siebman : Peux-tu nous parler un peu de l’histoire de ta société, Orego ?

Martin Kirchgessner : En école d’ingénieurs j’ai choisi en deuxième année le cours de création d’entreprise, qui consiste à travailler pendant un an sur le projet d’entreprise de notre choix; nous devions en faire le business plan. Un pote dans mon équipe propose d’étudier les possibilités de la 3D sur Internet : pas seulement de l’image de synthèse mais plutôt une 3D interactive, avec laquelle l’internaute peut jouer.

Le projet nous plaisait beaucoup. On l’a en fait peu préparé dans le cadre scolaire, mais sur le plan technique c’était à portée de main grâce à des moteurs open source existants. Etant en plus très motivés à l’idée d’avoir notre propre entreprise nous nous sommes vites lancés. En créant l’entreprise nous savions qu’il fallait encore vraiment affiner l’offre, mais le but de cette SARL au capital de 500€ était surtout de donner un appui institutionnel au projet. La société a été créée en novembre 2007 et l’équipe de départ comptait 4 ingénieurs (copains de promo) et un infographiste.

Tout en explorant les possibilités sur le marché de la 3D nous passions des contrats alimentaires : des contrats de services exploitant ce que l’on savait déjà faire pour des entreprises que l’on pouvait atteindre tout de suite. Nous avons donc toujours généré un petit chiffre d’affaires, qui avait le mérite de nous faire vivre et le défaut de nous prendre du temps.

Au printemps 2010 le chiffre d’affaires ne décollait pas et provenait d’activités qui n’avaient pas grand chose à voir avec la 3D (des sites et applications Web). Les possibilités qui s’offraient à nous n’étaient pas sûres, décalées de l’idée de départ, en plus l’équipe était fatiguée et commençait à diverger sur la vision de la suite. Nous avons déposé le bilan en juillet 2010.

 

BS : Par qui avez-vous été accompagnés pour votre lancement ?

MK : Par GRAIN et Pétale.

 

BS : Quelles différences avez-vous noté entre votre business plan et la réalité ?

MK : On n’avait pas vraiment de business plan au départ…

Début 2010, après une longue période passée à ouvrir des pistes commerciales entre quelques projets de sites Internet traditionnels, le reste de l’équipe m’a confié la remise à plat du business plan. Ce qui aurait du être une relance a été pour moi le début de la fin, car en y travaillant j’ai réalisé qu’il manquait des choses importantes :
- sur le plan technologique on était soit dépendant de produits open source qui ne nous appartenaient pas, soit pas franchement innovants, en plus la 3D sur Internet est un vrai champ de mines (entre standards à l’adoption aléatoire et poids lourds aux stratégies très, très évolutives).
- sur le plan commercial l’équipe de départ ne faisait pas le poids. L’option qui nous restait consistait à reposer sur d’autres entreprises déjà installées sur les marchés que nous voulions attaquer, mais c’est un choix hyper engageant pour la suite !

Je n’avais plus l’impression d’avoir sous les yeux un plan de start-up mais plutôt d’une PME de R&D qui avait encore ses preuves à faire. Après deux ans et demi passés à temps plein dessus, ce genre de revirements de projet a de quoi vous décourager.

 

BS : Penses-tu que vous étiez prêts pour vous lancer ? Qu’est-ce qui vous a manqué ?

MK : On n’était pas prêt pour se lancer, mais on le savait dès le départ !

Ce qui manquait, c’était une offre claire. On avait une compétence forte : créer des applications 3D interactives faciles à intégrer dans un site Web. Mais la 3D interactive permet de simuler la visite ou la manipulation de tout et n’importe et quoi, c’est trop vaste pour qu’un prospect y comprenne quelque chose.

Il nous fallait donc trouver les domaines (de préférence pré-existants sur le réseau) dans lesquels un passage à la 3D apporterait le plus de valeur ajoutée. On envisageait par exemple l’e-learning, mais cela supposait des compétences métier que nous n’avions pas. Il était possible de faire des partenariats, mais alors qu’on reposait déjà sur un moteur 3D dont on n’avait pas la propriété intellectuelle, cela faisait trop d’éléments clés externalisés à mon goût.

Le problème est qu’on a pas su se dépêtrer des contrats alimentaires : au lieu de nous donner une assise économique pour se lancer ils nous ont pris du temps, voire détournés de l’idée initiale.

 

BS : Si c’était à refaire, que changerais-tu ?

MK : J’inverserais les étapes, pour en quelque sorte créer la demande avant l’offre.

 

BS : Si tu avais un seul conseil à donner à un futur entrepreneur ce serait quoi ?

MK : Au lancement, soyez concentrés uniquement sur la vente de ce que vous voulez être le coeur de votre entreprise. Cette concentration est aussi importante que difficile ! Si vous n’y arrivez pas, passez à autre chose.

 

BS : Quel sentiment retires-tu de cette aventure ? Déception, frustration, résignation, envie d’en découdre à nouveau ?

MK : L’aventure m’a bien plu, j’ai appris un tas de choses donc je ne regrette pas du tout.

Par contre j’ai vraiment déchanté à propos du milieu entrepreneurial, qui me paraît rempli de gens comme moi à l’époque, c’est-à-dire qui créent de l’offre plutôt que de répondre à la demande. Situation bien illustrée par « Geek and Poke » ci-dessus ou encore cet article de Robert Scoble « Why I’m treating startups more critically lately ».

Je crois maintenant qu’entrepreneur n’est pas un métier, mais une compétence … dont on a besoin le jour où on veut renouveler par soi-même son métier.

 

BS : Quelle est la suite pour toi ?

MK : Creuser mon propre métier. Un beau jour je ne serais pas surpris de me retrouver entrepreneur à nouveau.

 

Merci Martin et à très bientôt pour un article sur le lancement de ta prochaine start-up !

Bonjour Le Mot, pourquoi nous avons échoué ?

11 juil

Bonjour le Mot http://bonjourlemot.fr/

 

Le titre est provocateur, mais traduit notre ressenti : notre site BonjourLeMot n’a pas rencontré le succès que nous espérions. Au niveau du chiffre, nous avons enregistré une moyenne de 12 visiteurs uniques par jour, et 5 utilisateurs de Tumblr inscrits à nos publications. Du côté du flux RSS, impossible de savoir le nombre d’inscrits malheureusement…

Cependant, il est difficile de dire que c’est un échec sachant que l’on ne s’est pas fixé d’objectifs. Nous voulions que le site ait du succès, mais nous n’avons pas chiffré ce succès. C’est notre première erreur. Même si nous avions évalué ce succès, cela aurait été plus proche de 200 visites par jour que 12 :D . Il faut se fixer des objectifs, et mettre en place des métriques.

L’autre erreur est d’avoir sous-estimé le travail nécessaire. Nous pensions qu’il suffirait d’y passer quelques minutes de temps en temps et ce serait suffisant. Or, le succès n’étant pas au rendez-vous, nous avons du trouver les mots nous-mêmes. Ce travail est long et fastidieux. Nous n’étions pas prêts à consacrer le temps nécessaire. Il faut évaluer la masse de travail avant de se lancer.

Une erreur classique, que j’avais déjà faite auparavant avec «Je n’ai jamais», est de croire que les utilisateurs vont venir par eux-mêmes. Le bouche-à-oreille ne suffit clairement pas. La logique est simple. Disons que le pourcentage de personnes intéressées par le projet est constant, par exemple 1%. Pour avoir 100 utilisateurs, il faut que 10.000 personnes aient été au courant du projet. Il est impossible d’atteindre ce chiffre en contactant uniquement nos amis par email, Facebook et Twitter. Il faut mettre en place une campagne de communication.

Notre dernière erreur, selon moi, a été de s’éloigner de l’idée originale. A la base, nous voulions un site amusant où nous pouvions faire découvrir les mots qui nous faisaient rire, tels que lapalissade, pléonasme ou pédoncule. Nous avons tenté de rendre le site plus sérieux, plus cadré, plus académique. Et nous avons par la-même diminué notre plaisir de travailler sur le projet. Parfois, il faut s’accrocher à ses envies et ne pas céder.

Je pense que le site peut potentiellement rencontrer un certain succès, et qu’une masse d’utilisateurs peut se mettre en place. Pour cela, il faudrait :

  • une véritable charte graphique
  • une campagne de communication digne de ce nom
  • des moyens de suivi élargi (publication systématique sur Facebook, Twitter, email journalier, application mobile etc)

Peut-être qu’un jour nous déciderons de relancer le site ! En tout cas, pour le moment, nous nous consacrons à un autre projet, plus ambitieux.

Notre Cadavre Exquis dans un magazine

6 juin

Je ne sais pas si vous suivez l’actualité du Cadavre Exquis sur le blog dédié, mais un article a été consacré au projet dans un magazine tiré à 70.000 exemplaires ! Je vous laisse découvrir l’article et vous invite à consulter le post de Jérémie sur le blog du projet pour plus de détails.

Notre cadavre exquis dans les colonnes d'un mag

Les 10 points à retenir de mon stage en startup web

27 mai

Netsas

Cet article malicieux s’était caché sur mon ordinateur depuis un an maintenant alors qu’il était prêt à être jeter en pâtures à mes lecteurs ! Il met en évidence les choses que j’ai apprises lors de mon stage chez Netsas, startup web parisienne qui développe un logiciel online de partage d’images pour professionnels.


1. L’esprit d’équipe et d’entreprise est une chose primordiale

Je pense que l’esprit d’entreprise, et l’esprit d’équipe, sont particulièrement importants. Dans mon cas, nous avons travaillé à 6 personnes dans un tout petit bureau et il faut avoir un bon esprit pour cohabiter ainsi. L’esprit d’entreprise, c’est également ce qui va faire que l’on sera content d’aller travailler le matin et que l’on va se donner à fond, surtout dans les périodes difficiles. Et on est toujours fier d’afficher un fort esprit d’entreprise face à d’autres équipes moins soudées. Dans cette optique, les stagiaires et moi avons offert à toute l’équipe des mugs «I have the netsas spirit», et j’ai pas mal travaillé sur le wiki d’entreprise, qui regroupe l’histoire de la société, des anecdotes, des photos etc.


2. On ne peut pas toujours contourner les problèmes

Trop souvent, j’ai été tenté de contourner les problèmes. Mais souvent cela veut dire écrire du code moins efficace, moins scalable et/ou moins maintenable. Il est souvent important de chercher un peu plus à faire les choses proprement.


3. Il faut pouvoir satisfaire tous types de clients

Tout développeur web comprendra de quoi je parle : il faut satisfaire tous les clients, ce qui veut dire qu’il faut supporter IE, Firefox, Safari mais aussi supporter des clients tournants sur des machines anciennes sans beaucoup de ressources. Et tous les clients ne sont pas ingénieurs en informatique. Il faut donc concevoir l’application de telle sorte que tout le monde s’y retrouve. Et ce n’est pas une mince affaire.


4. De la rigueur, et encore de la rigueur

On ne pourra pas trouver de statistiques fiables, mais le bon sens suffit. Une équipe très bien organisée, ayant des process précis et de la rigueur a plus de chance de réussir. Durant mon stage, plusieurs «contraintes» de rigueur ont été mises en place. Certes, au premier abord, elles diminuent la rapidité. Mais à terme, elles assurent une qualité et une uniformité dans le travail de l’équipe. Des procédures de gestion de crises sont également un exemple de bonne pratique. Tout comme l’utilisation d’un système de tracking de bugs.


5. Il faut profiter de notre flexibilité

Une startup est par définition plus flexible qu’une entreprise plus grande. Peu d’employés, des horaires adaptables, une grande motivation. Et il faut profiter au maximum de cette flexibilité. La mise en place de nouvelles exigences qualité par exemple se feront plus rapidement. Les itérations de développement peuvent être plus courtes car il y a moins d’acteurs en jeu. Les réunions spontanées sont plus facile à organiser. C’est ce qui fait qu’une startup aura une réactivité plus grande.


6. Il faut se tenir au courant des avancées technologiques

Les grandes entreprises ont moins la possibilité de faire des mises à jour de leur logiciel ou de changer de système d’exploitation. En startup, la moindre mise à jour d’un framework de développement ou une nouvelle version d’un navigateur peut apporter son lot d’opportunités. Il faut suivre de près l’actualité, pour avoir éventuellement en tête la date à laquelle telle ou telle choses seront possibles ou améliorables. C’était pour moi la première fois que je devais autant me soucier de détails tels que les releases de logiciels.


7. Il faut travailler dur…

…car la tâche à accomplir est grande.


8. Il faut apprendre de ses erreurs

Il est arrivé une ou deux fois que je me rende compte qu’un bug avait disparu, comme par magie. J’étais content car ça faisait ça de moins à faire. Mais il a quand même fallut que je cherche qu’elle pouvait être la cause du bug, pour savoir le réparer s’il réapparaissait, ou au moins s’assurer que la cause n’avait pas des répercussions plus importantes.


9. «Ça suffira» n’est pas suffisant

En startup, on ne peut pas se contenter de quelque chose de convenable. Si c’est juste «convenable», le client le verra. Et quelque chose d’acceptable pour nous peut ne pas l’être pour le client. Il faut donc à tout instant se demander si on ne pourrait pas faire mieux ou plus efficace. Quitte à supprimer tout ce qui a été fait avant.


10. Il faut mettre toutes les chances de son côté…

… au niveau des équipes, de l’organisation, des locaux, de l’ambiance. Ce serait trop bête de ruiner une bonne idée à cause d’un mauvais esprit d’équipe ou d’une mauvaise organisation.


Est-ce que cette liste fait écho à votre propre expérience ?

Ce que j’ai retenu des jurys de cours de création d’entreprises

21 mai

Source : Flickr/ssalonso

Le mois dernier, j’ai eu la chance de pouvoir assister aux jurys de soutenances des cours de création d’entreprises de Grenoble INP. J’avais moi-même déjà participé à ce cours et soutenu mon projet, mais cette fois je suis passé de l’autre côté du miroir, du côté où la décision finale se prend. Et je voulais partager avec vous les choses que j’ai découvertes.

 

1) Il y a un toujours un problème technique

Cet avertissement est régulièrement répété sur les blogs traitant de présentations. J’essayais moi-même de toujours prendre les précautions pour être prêt à tout éventualité. Mais là je dois dire que plusieurs groupes ont fait face à un problème quelque peu original : « Il n’y a pas d’ordinateur dans la salle ? ». Telle est la phrase que nous avons entendu plusieurs fois. Ces étudiants étaient issus d’une école où toutes les salles sont munies d’ordinateurs en libre-service. Ils avaient fait la supposition qu’il en était de même partout, et n’avaient en plus pas amené d’ordinateurs de secours. Autant dire que le jury n’a pas vraiment apprécié. Tout s’est bien terminé car un membre du jury a prêté le sien.

 

2) Ne voyez pas trop petit

Au petit jeu des estimations de chiffres d’affaire, beaucoup prennent le partie de voir petit, pour « être large . » Ce point a été reproché à une équipe qui avait vu trop petit, et qui dans la pratique se serait sûrement retrouvée avec beaucoup plus de clients que prévu. Et un fond de roulement insuffisant pour satisfaire la demande.

 

3) Il faut apprendre à dire « oui, vous avez raison »

J’ai assisté à une discussion où un étudiant s’obstinait face à un membre du jury. Il ne cessait de remettre en question ses arguments. Je pense qu’il arrive un moment où il faut savoir dire « oui, vous avez raison », même si on ne le pense pas.

 

4) Soyez prêt à répondre à des questions financières poussées

Souvent, ce qui intéresse le plus les membres du jury n’est pas forcément l’idée que vous présentez, mais bien le business model et le plan financier qui l’appuie. Soyez donc prêt à répondre à des questions financières poussées, à justifier vos besoins en fond de roulement, à expliquer d’où vient l’argent initialement, etc.

 

5) Le temps de débat du jury ne veut rien dire

Je doute que des gens analysent vraiment ce que signifie le temps de débat des jurys pour leur projet, mais je pense qu’il est bon de rappeler que cela ne veut rien dire. Il arrive que le jury parte sur des sujets autres que la soutenance en question !

 

6) Si le jury demande « Qu’est-ce que vous faites réellement ? », ce n’est pas bon signe

Inutile de développer ce point. Si le jury n’a pas compris en quoi consiste l’entreprise, vous avez raté le coche.

 

7) Ce n’est pas parce que votre camarade parle que vous êtes invisible

Si votre camarade est en train de faire sa partie de la présentation, restez tranquille. Vous êtes tout de même en face du jury, donc il vous voit très bien !

 

8 ) Ne regardez pas vos slides !

Regardez vos slides ne sert à rien, le jury les regarde déjà de son côté. Et le jury préfère vous regarder dans les yeux et vous écouter en parler (et non vous écouter lire ce qui est marqué dessus). Regardez plutôt l’écran de l’ordinateur si vous avez besoin de savoir où vous en êtes. Mais cela ne devrait pas être souvent le cas.

 

9) Apprenez à vous rendre sur chaque slide

Entraînez-vous à présenter, et connaissez votre présentation. Sachez où sont placées chaque slide, pour vous y rendre rapidement lorsque le jury le demande.

 

10) Ne basculez pas dans la boulimie visuelle

Par cela, j’entends qu’il ne faut pas mettre trop de texte sur les slides, mais qu’il ne faut pas non plus la remplir d’images. Par exemple, si vous parlez du marché des jeux vidéos, n’illustrez pas la slide avec 4 ou 5 images différentes de manettes. Une seule suffit. De même, il faut que l’image soit vraiment représentative. Parler de business model et montrer un enfant qui sourit, cela n’a pas de sens (j’invente ici mais vous comprenez l’idée).

 

11) Sachez rire de vous-même

Si vous sortez une énorme ânerie, sachez rire de vous-même. Comme par exemple lorsque l’on vous demande « Quel est le statut de votre entreprise ? » et que vous répondez « Une SSII»…   ;-)

 

Que pensez-vous de cette liste ? Cela fait-il écho à des situations que vous avez vécues ?