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C’est qui cet utilisateur ? Tu le connais ?

29 mai

Clem's Web http://theclemsweb.free.fr/

J’aimerais partager un phénomène que j’ai constaté récemment, que je décrirai de la manière suivante : « C’est qui cet utilisateur ? Tu le connais ? ».

Lors du lancement de la béta de « Je n’ai jamais« , les seuls utilisateurs enregistrés dans la base de données étaient composés de toutes les combinaisons possibles de « to », « ta », et « user ». Au milieu des « toto1″, on trouvait donc des « user2″ et autre « tatu » et « tota ». L’inspiration manque toujours dans ces moments-là.

Puis, lorsque l’on a considéré que le site était suffisamment abouti, nous avons supprimé tous les utilisateurs et nous sommes fièrement inscrits sous nos pseudos… Nous avons donc commencé à remplir le site avec des entrées à nos noms. Le sentiment était agréable.

Puis, certains amis proches que j’ai contactés ont commencé à s’inscrire et poster du contenu. Déjà, un petit sentiment de fierté s’est installé.

Ensuite, ce sont les amis de mes collègues qui sont arrivés. Ça suffit déjà à se mettre la pression lorsque l’on publie une version du site complètement bugguée…

Et un jour, un utilisateur inconnu arrive. Moment de flottement. Le pseudo est inconnu au bataillon. L’adresse email n’est pas révélatrice. Les recherches sur Google basées sur le pseudo ne font que confirmer : nous ne connaissons pas cet utilisateur.

Mais pourquoi utilise-t-il le site ? Comment est-il arrivé ici ? Qu’en pense t-il ? Va-t-il rester ? Si je le contacte directement est-ce qu’il va me trouver trop insistant ? Ces questions n’ont même pas trouvé de réponses qu’une autre personne inconnue débarque.

Les « inconnus » continuent d’arriver chez jour (ou presque). Et on finit par comprendre que c’était surtout pour eux que l’on avait fait tout ça. Pas pour nos amis ou nos proches qui sont peut-être trop influencés par nous, mais pour tous les autres. S’ils viennent, et qu’ils reviennent, c’est uniquement car ils en ont envie. Pas de pression.

J’espère que cette excitation à voir des nouveaux utilisateurs débarquer va rester ! Avez-vous déjà eu ce sentiment ? Avez-vous toujours ce sentiment après un moment ?

PS : inutile de chercher un lien entre le sujet et l’illustration. J’utilise des illustrations d’amis, et j’ai pas toujours quelque chose en rapport avec l’article sous la main !

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Apéro Entrepreneurs, Web In Alps et Manintec

5 mai

Apero Entrepreneurs

Jeudi soir je vais participer aux Apéro Entrepreneurs sur Grenoble ! Je vais y aller en tant que wannabe entrepreneurs, essayer de rencontrer des entrepreneurs autour d’un verre et en profiter pour poser mes questions.

Web In Alps

Samedi 22 Mai je serais également au Web In Alps, un évènement grenoblois qui rassemble des acteurs du web… Même programme : rencontrer des gens et échanger des idées ! Je vais même y rencontrer Korben qui sera apparemment présent à l’évènement.

Manintec

Dans un avenir plus proche, cet après-midi aura lieu mon entretien d’admission pour Manintec. Manintec c’est le semestre que j’aimerais faire en 3ième année de cycle ingénieur, en remplacement de mon semestre technique. Le but est d’acquérir une double compétence ingénieur-manager dans le domaine du management de l’innovation technologique. Au programme : com, réseaux, entreprise, ingénierie, projet, stratégie, marketing, protection; le tout appliqué à l’innovation.

Je croiserai certains d’entre vous aux 2 premiers évènements ?

Les 7 étapes essentielles du lancement d’un site

10 avr

Nayaone http://www.fotolog.com/nayaone

Je suis sur le point de lancer avec Alex « Je n’ai jamais » dont j’ai déjà beaucoup parlé. La version béta est presque prête et il va falloir migrer le tout vers le serveur de « production » hébergé ailleurs. J’ai travaillé sur un scénario de migration, avec un certain nombre d’étapes, et je voulais les partager avec vous… J’aimerais avoir des avis d’experts (est-ce que je me plante complètement quelque part ?) et des avis de « moins experts » (est-ce que la démarche vous semble bonne ?). J’ai également pas mal développé les étapes de lancement du buzz…

1. Migrer le site et s’assurer que tout fonctionne

Il faut absolument tout vérifier, en insistant bien sur les parties un peu spécifiques au serveur comme les envois de mail et le base de données. On ne peut pas se permettre d’avoir une procédure d’inscription ou de récupération de mot de passe qui se plante le jour du lancement.

2. Website Grader

Un petit passage du site à travers Website Grader ne peut que faire du bien, histoire de s’assurer que tout est bon du côté SEO.

3. Préparer une page « Out of Service »

Je me suis dis que si jamais il y a le moindre problème, il faut être capable de bloquer le site rapidement. Une page du type « Oupsss on a été victime de notre succès » est peut-être pas mal à préparer.

4. Remercier les béta-testeurs

Si le site était en béta, pourquoi ne pas faire un mail à tous les béta-testeurs pour les remercier d’avoir participer. Le moment venu, ils seront les premiers à supporter le projet. En profiter pour glisser dans le mail que ce serait sympa de faire passer l’info autour d’eux !

5. Réseaux sociaux

Préparer un tweet pour annoncer le lancement, et forcer gentiment la main de ses amis pour qu’il re-tweet ! Préparer également les statuts pour Facebook, LinkedIn, Viadeo etc. Je pense qu’une certaine cohérence est importante (le même statut partout). Le seul inconvénient : vos proches vont entendre parler du site dans tous les coins ça risque de les énerver ! Surtout s’ils viennent de recevoir un mail remerciant les béta-testeurs :D .

6. Blogueurs

Si vous avez de la chance, vous aurez parmi les béta-testeurs des blogueurs. Et vous connaissez sûrement des blogueurs. Profitez-en pour leur demander si vous pouvez utiliser leur blog comme tribune pour faire découvrir votre projet. Vous pourrez ainsi atteindre un public différent. Et qui sait si vous devenez important peut-être que ces mêmes blogueurs demanderont à utiliser aussi votre blog !

7. Faire de la pub et encore de la pub

Même si le bouche à oreille va faire son affaire, je pense qu’il faut quand même enclencher la machine. Commenter sur des forums, sur des groupes Facebook et en parler autour de vous… Sans devenir trop chiant non plus :D
Voilà les étapes qui me paraissent naturelles pour amorcer le lancement d’un site. Vous en pensez-quoi ?
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Quelques flux RSS qui valent le détour

17 fév

RSS Graphik Design http://grafikdesign.wordpress.com/2009/03/19/free-icon-set-resources-list-pack-download/

Je voulais partager avec vous quelques-uns des flux RSS auxquels je me suis abonné. Je ne suis passé aux RSS que récemment, avant j’allais régulièrement sur les blogs ou sites voir si de nouveaux articles avaient été publiés. Mais maintenant que j’ai configuré mon client mail pour recevoir les flux, je gagne beaucoup de temps et je ne rate plus aucune info :D .

- Geek and Poke : des petites BDs très geeks mais très drôles

- Korben : le blog d’info dont j’ai déjà parlé. Incontournable.

- OnStartups : le blog sur l’entrepreneuriat dont j’ai également déjà parlé. Un must read.

- Paroles d’entrepreneurs (le Figaro) : pas mal d’articles intéressants

- PHD Comics : de petites BDs sur le thème des thésards et des chercheurs… Marrant pour ceux qui en ont fréquentés (ou sont chercheurs !)

- POCarles : le blog de Pierre-Olivier Carles, dont j’ai déjà parlé.

- Quel business-model pour un site communautaire : le blog d’un ami sur le thème de son mémoire

- Rapture of the Heights : le blog de Natty Zola, un des fondateurs d’Everlater, une start-up sympa née de l’incubateur TechStars

- Vive la création d’entreprise : le blog de Guilhem Bertholet

Pas toujours le temps de tous les lire mais j’essaye de garder le rythme ! Si vous avez d’autres flux à me proposer, n’hésitez pas !

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Inbound Marketing, le livre référence

29 jan

Inbound Marketing par Dharmesh Shah

Je vous présente ici le livre dont j’ai souvent parlé dans mes articles : Inbound Marketing, par Dharmesh Shah. Il traite de tous les sujets dont j’ai parlé précédemment : la search engine optimization, le référencement Google, l’intérêt des réseaux sociaux etc. C’est un des livres les plus passionnants que j’ai lu ! Tellement passionnant que je vais essayer de négocier pour travailler un peu sur le domaine pendant mon stage d’été (Net SAS si vous me lisez !). Dans tous les cas, je vous conseille vraiment ce livre ! Beaucoup des conseils donnés peuvent être trouvés sur le blog de Dharmesh Shah, On Startups. Mais rien ne vaut un bon livre qui résume tout.

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S’exclure des résultats de Google Analytics

27 jan

Clem's Web http://theclemsweb.free.fr/

J’ai déjà parlé de Google Analytics, qui permet d’avoir des statistiques précises sur votre site web. Le seul problème, c’est que si comme moi vous allez régulièrement voir si votre site est toujours en ligne, si la mise en page ne s’est pas chamboulée après la dernière MAJ ou autre, vous apparaissez fatalement dans les résultats. Dans mon cas, comment savoir combien de fois j’ai été compté dans les 485 visites ?

Google AnalyticsComme vous pouvez le constater, vous êtes (nous sommes) donc 485 a avoir visité mon site depuis son ouverture. En moyenne nous restons 3″44 sur le site. Et 65,77% d’entre-nous repartent après avoir visionné une seule page… Mais forcément comme je vais en général voir une seule page, et que j’y reste 10sec, je fausse tout. Alors voilà la technique pour que Google Analytics vous ignore… Pour cela, il faut demande à Analytics d’ignorer les ordinateurs portant un cookie particulier.

Réglages de Google Analytics

1) En haut à gauche, cliquez sur Paramètres Google Analytics .

2) Choisissez l’ Action Modifier de votre domaine.

3) Cliquez sur Ajouter un filtre .

4) Faites un filtre Personnalisé de type Exclure, avec un champ de filtrage Personnalisé et utilisez la règle de filtrage « exclusion ». Cochez Non pour le respect de la casse.

Création du cookie

1) Ouvrez un nouveau fichier html.

2) Copiez-collez le code ci-dessous

<html>
<head>
<SCRIPT LANGUAGE=«JavaScript »>
name=’exclusion’;
value=’exclusion’;
path=’/';
expires=’Thu, 31-Dec-2020 00:00:00 GMT’;
domain= »;
secure= »;
document.cookie = name + « = » +escape( value ) +
( ( expires ) ? « ;expires= » + expires : «  » ) +
( ( path ) ? « ;path= » + path : «  » ) +
( ( domain ) ? « ;domain= » + domain : «  » ) +
( ( secure ) ? « ;secure » : «  » );
</script>
</head>
</html>
Il sera sûrement nécessaire de ré-écrire les accents simples et doubles (ceux imposés par WordPress n’ont pas fonctionné chez moi).

Comme vous pouvez le constater, nous allons créer sur votre ordinateur un cookie nommé « exclusion » comme précisé dans la règle d’Analytics. La Javascript n’est pour moi pas une science exacte du tout mais après de multiples essais, ce code semble fonctionner.

3) Uploadez ce fichier sur votre serveur, et visitez la page. Vous devriez voir le cookie apparaître dans les préférences de votre navigateur.

4) Visitez cette page dès que vous changez d’ordinateur, ou de navigateur

La question à 1000€

Mais comment savoir que je ne suis plus compté par Analytics ? Je n’ai franchement pas de réponse, n’ayant pas testé moi-même. Pour ce coup-là j’ai fais confiance à 42 Stores pour l’astuce. D’après moi, il faudrait visiter son propre site plusieurs dizaines de fois un jour donné, et voir si les statistiques ont grandement évolué le lendemain… Si quelqu’un à une meilleure astuce je suis preneur…

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A la recherche de talents pour les illustrations d’articles

19 jan

Clem's Web http://theclemsweb.free.fr/

Vous l’avez sans doute remarqué, les illustrations des articles ne sont pas toujours en rapport avec le sujet, comme on le ferait naturellement. C’est un choix de ma part. Plutôt que de récupérer des photos de galeries gratuites sur le net (ou pire de les « voler » dans Google Images), j’ai décidé d’utiliser des images créées par des amis à moi… Pour le moment, seul Clément, camarade de l’école, s’est prêté au jeu… Mais j’ai bientôt épuisé le stock de photos que je peux utiliser… Je suis donc à la recherche d’internautes voulant faire partager leur création, ou voulant me donner des idées de sources d’illustrations. Pour chaque illustration, un lien en bas d’article est ajouté vers le site de l’auteur. Et les balises alt sont renseignées avec l’auteur et son site…

Merci d’avance pour votre aide !

PS : oui en effet j’ai piqué l’image pour l’article sur Google Alerts, mais ça leur fait de la pub donc faut pas exagérer ! Même chose pour l’article sur le blogueur PO Carles :D . Si personne ne m’aide, je vais être obligé de démarcher des blogueurs-artistes ou d’aller sur Photo-Libre.fr !

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Marketing underground, ou comment vendre sans le montrer

17 jan

Clem's Web http://theclemsweb.free.fr/

L’Ensimag a accueilli récemment une dizaine d’experts de divers domaines, dont 2 experts d’Internet. L’un a présenté les méthodes de référencement, que j’ai déjà abordées précédemment. Le second a présenté sa méthode à lui pour vendre un produit donné, un livre en l’occurrence…

Le problème
Disons que j’ai un livre à vendre sur l’entrepreneuriat (ce n’est pas le cas mais sait-on jamais d’ici quelques années). Essayer de le vendre à la Fnac serait une perte de temps. Il a cité les chiffres suivants pour la Fnac de Grenoble : 20 nouveaux livres sont réceptionnés chaque semaine. La Fnac centrale impose que ceux-ci restent en boutique 6 mois avant d’être retirés. En moyenne, sur 20 livres, 18 n’ont trouvé aucun acheteur. Autant vous dire que vous êtes noyé dans la masse et que vous n’avez pas de grande chance de vendre.

La solution
Selon lui, le secret est de créer une communauté (un site communautaire) autour du sujet dont traite le livre. La communauté grandit, de plus en plus de personnes deviennent membres (et laissent leur email). En échange, vous fournissez du contenu de qualité (blog), vous permettez le dialogue entre les membres (forum), vous offrez des avantages (concours). Petit à petit, vous fidélisez votre communauté. Puis vous envoyez un mail à tous les membres de votre communauté qui sont membres depuis au moins un temps X (2 mois pour lui), en leur proposant d’acheter votre livre. Vous incluez dans le mail un lien vers une page décrivant l’offre. Cependant, cette page n’est accessible que par les gens ayant reçu le mail. Et surtout votre site ne fait pas mention de l’offre. C’est ici que le marketing underground apparaît : vous faites du commercial, sans vraiment le montrer car votre site n’en fait pas mention.

Conclusion
Vous renouvelez l’opération autant de fois que vous voulez, toujours en envoyant des emails uniquement aux membres à intervalles réguliers. D’après lui, vous pouvez vendre plusieurs centaines de livres de cette façon, contre une petite dizaine grâce à la Fnac par exemple. Vous pouvez demander à votre communauté ce qu’elle recherche, et lui fournir le livre dont elle a besoin. Si vous avez des livres à vendre sur d’autres sujets, faites un autre site, et une autre communauté. « Choisir sa communauté », c’est segmentariser le marché, et ainsi regrouper sur un seul site une niche, c’est à dire un sous-ensemble du marché demandeur d’un produit spécifique.

Le Business Model résultant

1) Créer une communauté

2) Entretenir les membres de la communauté

3) Vendre aux membres fidélisés et en confiance

Bien sûr, ceci ne s’applique pas à tous les produits. Mais ça marche pour les livres, les vêtements, les voitures, les gadgets… Que pensez-vous de ce système ? Êtes-vous convaincu de son efficacité ?

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Google Alerts, ou comment surveiller ce qui se dit sur vous et votre entreprise

15 jan

Google www.google.com

L’entrepreneuriat, c’est aussi savoir surveiller ce qui se dit sur nous, notre idée et notre entreprise. Pour cela, Google, dans son immense générosité (…), met à disposition le service Google Alerts. Le service est très simple :

- vous choisissez des mots-clés comme votre nom, votre pseudo ou le nom de votre société

- vous recevez des emails une fois par jour, une fois par semaine ou en temps-réel des nouveaux résultats portant sur ces mots-clés

Mes conseils de réglages :

- Search terms : votre nom, votre pseudo, votre nom de société

- Type : Comprehensive

- How often : once a day. Personnellement je n’en reçois pas beaucoup… Je ne sais pas si c’est parce que le service est en version Béta ou que rien ne se passe pour mes mots-clés.

- Deliver to : mon adresse email. Vous pouvez aussi vous abonner au lien RSS, ce qui équivaut quasiment au même :D

Exemple d’alerte que j’ai reçue :

Alerte Google Web : bastien siebman

| 21 formations
Bastien SIEBMAN. Etudiant en 2A à l’Ensimag (Info et Maths Appli) en Systèmes et Logiciels Embarq. 74 – Annecy | France

Utilité pour moi :

- je surveille tout ce qui se dit sur moi ou mon collègue avec qui je travaille à la création d’une start-up (j’y reviendrai)

- je sais quand mes articles ou mes commentaires sont référencés par Google

- je suis plus réactif lorsqu’il s’agit de supprimer une information indiscrète (même si c’est difficile de supprimer de Google)

En savoir plus En savoir plus Source Source Illustration Illustration

Orego, une start-up dans le développement web et la 3D

7 jan

Orego

Martin Kirchgessner OregoMartin Kirchgessner inaugure la série d’interview ! Il vient de la même école que moi (Ensimag Grenoble), et il s’est lancé dans la création d’entreprise très tôt puisqu’il a monté sa boîte juste après l’école…

Bastien Siebman : Présente-toi s’il te plaît
Martin Kirchgessner : Martin Kirchgessner, co-fondateur d’Orego. Je m’y occupe de développement Web, de R&D et de marketing. J’ai une formation d’ingénieur (Ensimag). Orego a été créée en Novembre 2007 et cela fait deux ans pile que je m’y consacre à fond.

BS : Quels étaient les objectifs initiaux d’Orego ?
MK : Vendre des applications 3D qui fonctionnent dans une page Web habituelle. Si si, c’était si large que ça! Mais on s’est rendus compte petit à petit que c’est incompréhensible pour la plupart des gens…

BS : Finalement, où en est Orego aujourd’hui ?
MK : Aujourd’hui on fonctionne toujours sur l’équipe de départ, qui est vite revenue à ses fondamentaux : la vente de sites Web et d’infographie 2D/3D. Avec une offre plus classique on a pu avoir nos premiers clients, donc apprendre la vente et faire du chiffre d’affaires. C’est un peu frustrant de ne pas vendre ce qu’on voulait faire au début. Mais on a aussi compris que c’était franchement naïf… A la place on se construit un début de société qui marche, ce qui est une compensation satisfaisante vu notre expérience.

Maintenant il s’agit de reprendre ce pour quoi on est là : la 3D temps réel dans du Web. Au départ on croyait que les applis 3D se vendraient comme une partie d’un site complet. En fait non, mais petit à petit on a pu trouver des secteur d’applications plus directs, notamment l’e-learning et/ou le serious game.

BS : Comment avez-vous fait pour trouver vos clients ?
MK : On a trouvé les premiers parmi nos connaissances (le réseau! le réseau!). Aujourd’hui on prospecte par téléphone, à l’ancienne; on écume aussi les salons de professionnels dans notre cible.

BS : Quelle était selon toi la chose la plus difficile dans cette création d’entreprise ?
MK : Rester lucide! Comme la phase de création est difficile on a tendance à se protéger en restant tête dans le guidon. Du coup on a toutes sortes d’états d’âmes, doutes et autres hésitations, plus des oeillères d’optimisme (ou pessimisme, selon les jours). Toute la difficulté est donc de comprendre ce qui se passe et de le juger froidement… ça s’apprend.

BS : Si c’était à refaire que changerais-tu ?
MK : Je testerais beaucoup plus mon offre avant de créer la société. Attention, je parle bien de tester l’offre et non l’idée. Tester l’idée est plus simple et souvent positif : la plupart des gens que vous irez voir vous confirmeront que oui, vous avez une bonne idée. Mais la question est combien d’entre eux sont prêts à y mettre combien d’espèces sonnantes et trébuchantes? Bref je ne me lancerais vraiment que dès que j’aurais des clients, c’est à dire des gens qui ont le stylo sur le chéquier pour l’offre que j’avais en tête.

BS : As-tu eu des illusions déçues ?
MK : En quelque sorte. Etant plus petit je bavais en regardant les success-stories de l’informatique et l’Internet sur Capital. Maintenant je crois que ces reportages mentent en faisant croire que c’est pas si compliqué!

BS : Un conseil pour tous les futurs entrepreneurs ?
MK : Une société vend des produits. Ça signifie que pour la créer il faut que vous ayez déjà à disposition le(s) produit(s) en question ET le dispositif de vente. Aujourd’hui je suis surpris de croiser, dans le milieu de l’entrepreneuriat, tant de gens très enthousiastes alors qu’ils n’ont que l’un ou que l’autre. Le succès de votre bonne idée dépend, pour moi, de votre capacité à rapidement trouver la moitié qui vous manque.

Ce principe peut aussi s’appliquer à la vente de services, la différence est que vous vantez/vendez les produits que vous avez déjà fait chez d’autres clients ou employeurs. Mais il vous faudra aussi le produit (en fait, les gens qui effectueront le service) et le système de vente.

Deuxième conseil : Cf. 6)

BS : Merci à Martin pour s’être prêté au jeu ! J’invite d’autres acteurs du domaine à faire de même s’ils le souhaitent, je les accueillerai avec plaisir.

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